Bernard Léchot


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Passage

Musique > Presse

Dans le travail d’auteur-compositeur de Bernard Léchot, le mot précède généralement la note. Rarement anodin, ceux de «Passage» se coulent dans les rythmes les plus divers. Habité par une voix souple et bien timbrée, le mot se balance sur un tempo antillais, se laisse griffer par les guitares, se dévide en un long hymne nocturne parfumé de rhum. Escales intimistes ou sensuelles, clins d’œil au rock des seventies, petites dérives surréalistes ou portrait ironique de notre drôle d’époque: le voyage offre des saveurs contrastées, finement rehaussées par les voix de Florence Chitacumbi, Coline Pellaton et Isabelle Jeanrichard, l’épouse de Bernard, l’accordéon de Thierry Châtelain et la guitare acoustique d’Alyas Lopez. Hautement recommandable.

L'Express & L'Impartial, Dominique Bosshard (17.11.2003)

Ambiances intimes, climats de ballade, de rocking-chair, tempo antillais, rythme groovy, quelques poussées électriques... L'album de Bernard Léchot mêle les genres musicaux sans heurt, dans la douceur d'une voix veloutée faite pour réchauffer les mots. Qui sont, eux aussi, la charpente des douze chansons dont le Neuchâtelois de 44 ans est l'auteur, le compositeur, l'arrangeur, l'artisan maison. Et, justement, il en parle, des mots, dans la jolie "Grande Anse" (composée avec Eva Laurel), "des mots sirop, des mots clinquants, des mots boulevards, des mots tumeur, mots d'malheur" qui le font rêver de silence, "de vagues bleues qui se balancent, du sable blanc de la Grande Anse".

A savourer également la dérive de sa "Diva dorée", la sensualité du duo avec Florence Chitacumbi pour "Hôtel de passage" ou l'harmonie des "Joncs". Bernard Léchot a appelé son album "Passage". Ajoutons... à l'acte. Voilà dix ans que l'ex-rocker - il tint le haut de l'affiche avec le pianiste Yves Pillard - a quitté la scène. Une décennie au cours de laquelle il est devenu papa et journaliste culturel à Radio Suisse Internationale (aujourd'hui swissinfo). Son nouveau CD prouve qu'il a bien fait de repasser.

Le Matin, Patricia Gnasso (16.02.2004)


Parce qu'il rêvait de silence, de vagues bleues qui se balancent, Bernard Léchot a rebranché ses amplis après 10 ans d'absence, le temps d'enregistrer un nouveau disque qui chaloupe et qui danse: «Passage».

Le rocker était fatigué. En 1992, Bernard Léchot, musicien surdoué, chanteur, auteur, compositeur, qui tint le haut de l’affiche dans les années 80 accompagné du pianiste Yves Pillard, semblait avoir définitivement quitté la scène musicale après un dernier album, «Ombres», auquel avaient participé Pascal Auberson et Gisèle Ratzé.

Dix ans d'éclipse durant lesquelles ce Romand de Berne, qui fut «très épisodiquement» prof au Gymnase et à l'Ecole normale de Bienne, se consacra au journalisme et à l'écriture d'un livre, «Balises», recueil d'entretiens préfacé par Frédéric Dard. «Ecouter les autres, c'est bien aussi» disait-il, craignant d'être «gagné par l'usure, la lassitude et le sentiment d'avoir fait le tour des scènes de Suisse romande»...

... et puis, en 2001, après avoir écrit quelques chansons pour le guitariste Alyas Lopez, l'artiste retrouve son enthousiasme; le talent est intact, l'inspiration aussi. Commence un long travail d'écriture et d’enregistrement en solitaire qui aboutit à ce nouveau CD. De l'ouvrage d'orfèvrerie ciselé, gravé dans des ambiances latino, groove, rock... et des mots-voyage, des mots venus d'ailleurs et d'autres de tous les jours pour dire les choses de la vie, simplement. «Babel», «Hôtel de passage», «La Grande Anse»... Au gré d'atmosphères chaleureuses, intimes, rock ou jazzy, d'autres artistes traversent le disque: Coline Pellaton fait sa diva, Florence Chitacumbi chante le blues, l'accordéon triste de Thierry Châtelain fait écho à la guitare ensoleillée d'Alyas Lopez (...)

Journal du Jura, Catherine Favre (28.11.2003)


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