Bernard Léchot


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Passage4

Musique > Presse

On ne l'attendait plus. Et voilà qu'après une décennie de silence musical, Bernard Léchot tente un nouveau Passage. Cet opus de 12 chansons, peaufiné dans le moindre détail, se perçoit comme le fruit d'une lente maturation. La voix est chaleureuse, les textes ciselés, les musiques riches d'ambiances et de couleurs, les arrangements aussi subtils que discrets.

Bernard Léchot multilplie les climats, du tempo antillais de La Grande Anse au superbe duo sensuel de l'Hôtel de passage, avec Florence Chitacumbi. Mêlant l'orgue Hammond aux guitares, les clins d'oeil au rock 70's, le groove et la ballade, il séduit par son éclectisme, qui rythme agréablement l'album sans le dénaturer.(...)

Pascal Fleury, La Liberté (8.11.2003)

L'artiste a de la classe. Ça se voit, ça s'entend. Bernard Léchot, la quarantaine créative, a composé, avec goût, textes, musiques et arrangements de 12 chansons. Les climats sont certes très variés et pourtant l'unité demeure, grâce à une écriture, un style qui prend ses distances face à la variété française légère, tout en ne tombant pas dans la chanson à texte rébarbative.

D'entrée, l'album accroche avec La Grande Anse qui vous emmène aux Antilles. S'ensuit un rock sur les injustices au travail. Puis, on dérive dans un slow sur la Diva dorée avec les vocalises classiques de Coline Pellaton (violoniste-chanteuse du duo Jael). C'est alors que Léchot revisite la musique progressive des années 70 avec Le chat angora, Babel et le très initiatique Terribilis est locus iste. Reste Hôtel de passage qui se joue des interdits moraux. Vous savez, ces couples qui vont faire l'amour en cachette dans des chambres de motels. Là, la jolie voix de Florence Chitacumbi épouse la sensualité vocale de l'artiste.

Bon guitariste de rock, Léchot charme lorsqu'il chante dans les graves. Sinon, il déçoit dès qu'il s'agit d'accrocher des notes un peu plus hautes. Cela dit, l'homme a su s'entourer d'excellents complices: Bernard Amaudruz pour le son, Alyas Lopez pour une lumineuse guitare acoustique et Thierry Châtelain (du duo Jael) pour un accordéon enjôleur. Ainsi, bien que contenant quelques maladresses inhérentes au semi-professionalisme romand, le CD Passage a le mérite de séduire du début à la fin.

Emmanuel Manzi, Le Nouvelliste (17.11.2003)


Un mariage, un fils, un livre, une fille (par ordre d'apparition), il serait faut de dire que Bernard Léchot n'a rien fait depuis dix ans. Mais ceux qui se souvenaient des grandes années du duo Léchot-Pillard, à la fin des années 80, se languissaient d'écouter sa voix chaleureuse ailleurs que sur les ondes de Radio suisse internationale. Attente comblée depuis la sortie de Passage, un CD douze titres disponible dans les bacs. "Cet album est une tranche de vie, résume Bernard Léchot. Certaines choses ont 10 ans, d'autres sont plus récentes. Je n'ai jamais cessé d'écrire, de m'intéresser à la musique, mais décider de refaire un disque fut le fruit d'une longue maturation." Ce pari personnel relevé, Léchot aimerait désormais que son long travail en solitaire trouve un écho public. On ne fait jamais ça que pour soi", reconnaît-il.

Laurent Favre, L'Illustré (19.11.2003)



© Bernard Léchot 2008-2009 | bernard@lechot.com

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